Les Villages des Gorges du Tarn

 
      Deux de leurs plus beaux fleurons, le Cirque des Baumes et la majeure partie « des Détroits » sont situés sur la commune de St Georges de Lévéjac.
      Plusieurs petits hameaux jalonnent la partie Gorges du Tarn, souvent abandonnés, parfois nantis d'une faible population. L'altitude du Tarn au fond des gorges se situe autour de 450 mètres, alors que les falaises peuvent s'élever jusqu'à plus de 850.
 
les Baumes Basses
Les Baumes Basses :
      Ici les maisons sont construites sous les rochers. Par le passé, on élevait ici brebis et chèvres. Maintenant, il s'y trouve des résidences secondaires habilement mises en valeur.
 
Chapelle de St Illaire       Les Baumes sont le seul village des gorges habité de façon permanente. Les maisons y sont de construction beaucoup plus récente, mais furent bâties sur les lieux mêmes des origines de notre paroisse. Ici, retenons qu'un village du nom de St Pierre de Lévéjac a existé là, avec son église. Au dessus des Baumes, semblant là pour les protéger, la chapelle de St Illaire. St Illaire, évêque de Mende, serait venu vivre en hermite ici. (L'orthographe de son nom est sujette à de nombreuses controverses, d'autant que plusieurs prélats sembleraient l'avoir porté)
      C'est ici, au Cirque des Baumes que se terminent les promenades en barque qui partent de la Malène. N'hésitez plus, embarquez-vous pour une promenade sur le Tarn.
 
      Un peu plus en amont, découvrons les Baumes Hautes... Aujourd'hui, ce village ancien est complétement abandonné. Contrairement à ce que laisse penser leur nom, les Baumes Hautes sont les plus proches du Tarn. Ce fut d'ailleurs la cause de l'abandon des lieux, suite à une crue un peu plus importante, en 1875.
 
la CrozeLa Croze :
      Le village est blotti entre la falaise du Causse Méjean et le Tarn. On y accède en barque ou par un petit sentier (côté Causse Méjean). Ce vieux village, très bien restauré, est devenu une résidence secondaire qui ne vit que l'été.
      Par le passé, il y avait là plusieurs familles qui tiraient leur nourriture de quelques lopins de terre arrachée à la falaise. Cette population venait en exploiter jusque sous le Point-Sublime. On y cultivait aussi un peu de vigne, disparue aujourd'hui. On y élevait même le vers à soie, il y aurait encore quelques mûriers.
 
 
 
l'encorbellement
 
 
      Jusqu'au début du XXème siècle la circulation dans les Gorges du Tarn, entre la Malène et les Vignes, ne pouvait se faire qu'à partir d'un sentier situé sur la rive gauche ou par le va-et-vient des barques. À ce moment-là, la barque était à la fois moyen de locomotion et de transport de marchandises. La route rive droite ne sera mise en circulation qu'en 1905. Nous la devons à Mr Monestier, de St Rome de Dolan, ministre des transports d'un cabinet qui ne dura que quelques jours, mais qui signa le projet. Ce fut un travail gigantesque. Sa construction à main d'homme dura plusieurs années (4 à 5 ans), les hommes taillant le rocher au burin et à la barre à mine.
 
 
les Gorges du Tarn
 
 
Roudil promenade dans les villages Les Cayroux