St Georges de Lévéjac

 
St Georges de Lévéjac
 
      Notre Chef-lieu de commune St Georges de Lévéjac est un tout petit village ramassé autour de son église. Seulement une vingtaine de personnes y vivent de façon permanente. Mais il y a aussi quelques résidences secondaires. La petite église de style roman dispose d'un système de cavités aménagées dans son choeur (vases acoustiques) afin d'améliorer l'audition. Cet aménagement est assez rare, une seule autre église disposerait d'un tel système en Lozère.
 
      St Georges a longtemps été chef-lieu de doyenné ecclésiastique. De même, jusqu'en 1839, St Georges était chef-lieu de canton.
 
      Même si St Georges nous apparait peut-être un peu trop tranquille aujourd'hui, il a connu des époques de rayonnement intense : témoins les deux grands bâtiments situés l'un à l'entrée du village et le second tout en haut. Parlons tout d'abord du premier qui abrite actuellement 2 logements sociaux, des gîtes, des salles d'activités. Au départ, c'était une auberge: l'auberge Boisset.
 
Ancien couvent      C'est à l'abbé Julian, originaire de St Georges, aumônier dans la marine, que nous devrons l'implantation de la première communauté de religieuses dans ce bâtiment.
      Venue de Charente, ce sera une maison-mère qui connaîtra un plein essor : les soeurs du Sacré coeur. En 1899, cette congrégation s'unit à la congrégation de la Providence de Mende. Ce couvent restera ouvert jusqu'a la fin des années 80. Pendant longtemps, les filles de la région y firent leurs études.
 
Ancienne école des frères      Tout en haut du village, ce grand bâtiment était à la fin du siècle dernier aussi une école. Des frères de la Congrégation de St Viateur y dispensaient leur enseignement. Mais cela ne dura que quelques années.
 
      Prés de l'église, l'ancien bâtiment presbytère/vicairie a retrouvé vie avec l'aménagement de plusieurs gîtes ruraux.
 
 
maison de naissance de l'abbé Julian
 
Un personnage: l'Abbé Joseph Julian
 
      Cet aumônier de la marine au destin hors série naquit à St Georges en 1855. En 1900, il accompagne le corps expéditionnaire de Chine partant pour la guerre des Boxers, après avoir assisté, auparavant, à bord du Suffren, à la visite des officiers de l'escadre Russe et du président Félix Faure.
      L'abbé Julian était aumônier à bord du croiseur-cuirassé Léon Gambetta, quand ce navire, le 27 Avril 1915, fut éventré en Méditerranée par deux torpilles allemandes.
 
 
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